Crée en 1604, par un gentilhomme lorrain, Monsieur de Némond, le 35e Régiment d'infanterie est l'un des plus anciens régiments de l'armée française. Il s'illustre à de nombreuses reprises sous l'Ancien Régime, sous les noms d'Anjou (1671) et d'Aquitaine (1753), et notamment sous les ordres du maréchal de Turenne à la bataille de TURCKHEIM (1675.)
Après la Révolution, rebaptisé successivement 35e Demi-brigade de bataille (1794), 35e Demi-brigade (1799), puis 35e Régiment d'infanterie de ligne (1803), il participe à toutes les campagnes napoléoniennes, il se couvre de gloire à Wagram et inscrit ainsi une première bataille à son drapeau : Wagram (1809.) Sa conduite héroïque pendant la campagne de Russie lui vaut une deuxième inscription : La Moskowa (1812.)
Sous la Restauration et le Second Empire, il prend part aux sièges victorieux d'Alger (1830) et de Sébastopol (1855). Au cours de la campagne de 1870-1871, le 35e Régiment de marche formé à Belfort par décret du 03 octobre 1870, est le fer de lance de la défense de la ville, sous les ordres du colonel DENFERT-ROCHEREAU, commandant la place, et aux côtés de la population belfortaine héroïque. Le 18 février 1871, le 35e quitte la ville invaincu, avec les honneurs de la guerre. En 1873, il s'installe définitivement à Belfort.
La 1ère Guerre mondiale est l'occasion d'écrire de nouvelles pages de gloire pour le régiment. Il inscrit quatre victoires supplémentaires à son drapeau : Alsace-L'Ourcq (1914), Champagne (1915), Verdun (1916) et Reims (1918) et obtient le droit de porter la fourragère aux couleurs de la médaille militaire.
Il combat au sein de la division des As et gagne le nom de Régiment de l'As de Trèfle. En septembre 1918, en enlevant le système fortifié de la région de TAHURE, il contribue à la victoire finale et le 08 mars 1919, c'est un régiment victorieux qui est accueilli triomphalement dans sa garnison.
Emporté par la tourmente de 1940, il renaît en 1944 à partir des Maquis de Bourgogne et de l'Yonne et gagne sa 9e inscription au drapeau : Résistance Bourgogne (1944.) Après l'Occupation en Allemagne,le bataillon de marche du 35e RI et son commando combattent en Extrême-Orient;puis le régiment est engagé dans des missions en Afrique du Nord, d'abord en Tunisie, puis en Algérie.
De retour en métropole, recréé à Belfort le 1er juin 1964, le 35e Régiment d'infanterie mécanisé retrouve sa garnison traditionnelle et participe à de nombreuses expérimentations tactiques.
Aujourd'hui, fort de 1 200 hommes, entièrement professionnalisé, équipé de matériels modernes et performants, il remplit, au sein de la 7e Brigade blindée, des missions opérationnelles en France, en opération extérieure, ou à l'occasion de missions de courte durée. Premier regiment a avoir reçu le VBCI
Il reste fidèle à la belle devise donnée jadis, par le colonel de Maud'huy, immortel chef de corps du 35e RI : « Tous gaillards, pas d'trainards »